Les édulcorants font partie des additifs alimentaires les plus utilisés par les industriels de l’agroalimentaire. Ils sont aussi les plus décriés. Pour rappel, ces additifs ont pour objectif de remplacer le sucre dans certains aliments. Ces derniers conservent ainsi un goût sucré sans ajout, ou très peu de calories. En moyenne, les édulcorants apportent 2kcal/100g contre 400kcal pour le sucre de table.
Plusieurs familles d’édulcorants sont actuellement retrouvés sur le marché.
Il y a tout d’abord des édulcorants de synthèse : aspartame, acésulfame de potassium ou acésulfame K, sucralose, cyclamate, saccharine, neotame et alitame.
Issus de la chimie, les édulcorants de synthèse possèdent un pouvoir sucrant très élevé. Par exemple, l’aspartame a un pouvoir sucrant 180 fois plus élevé que le saccharose (le sucre ordinaire). Hormis l’aspartame, les édulcorants de synthèse ne contiennent aucune calorie. L’aspartame contient 4 calories par gramme, soit finalement autant que le sucre mais du fait de son exceptionnel pouvoir sucrant, une dose infime d’aspartame suffit pour apporter une saveur prononcée. Toutefois, ces dernières années, l’aspartame a fait pas mal parler de lui quant à ses possibles effets s’il est consommé de façon régulière durant une longue période. En 2023, le CIRC, le Centre de International de Recherche sur le Cancer a même classé l’aspartame comme cancérigène possible pour l’Homme.
Dans tous les cas, les personnes atteintes de phenylcétonurie ne doivent pas consommer d’aspartame. Cet édulcorant contient en effet de la phénylalanine, une substance que ces personnes ne peuvent pas métaboliser.
A côté de ces édulcorants de synthèse, il y a la famille des sucres-alcools également appelés polyols ou polyalcools : sorbitol, mannitol, xylitol en sont quelques exemples. Bien qu’également issus de la chimie, ces édulcorants sont un peu plus naturels que les premiers car ils sont obtenus à partir de sucres d’origine végétale. Ces sucres-alcools sont très présents dans les bonbons, les chewing-gums et certains chocolats. Consommés en trop grandes quantités, ces édulcorants peuvent avoir des effets secondaires gênants comme des gaz, des ballonnements et même des diarrhées pour les intestins les plus fragiles.
Enfin, il y a des édulcorants naturels. Les plus connus sont la stévia et le sirop d’agave. Obtenu à partir d’un petit arbuste originaire d’Amérique du Sud, la stévia n’est apparu en France que fin 2009. Le sirop d’agave est quant à lui issu de la plante du même nom. C’est d’ailleurs cette même plante qui sert à la fabrication de la tequila. De par sa forte teneur en fructose, le sirop d’agave a un index glycémique très faible tout en conservant un pouvoir sucrant plus élevé que celui du sucre. Le sirop d’agave reste toutefois assez calorique, quasiment autant que le sucre ordinaire…
Les édulcorants de synthèse notamment peuvent avoir un effet pervers sur la perception du goût et de la saveur sucrée. « Le sucre appelle le sucre », les personnes ayant l’habitude de consommer des édulcorants sont perdues face à l’utilisation de sucre ordinaire et ont tendance à avoir la main plus lourde…
Dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée, il reste préférable de consommer du sucre naturel en petites quantités. Et puis, il existe d’autres façons simples de sucrer un aliment si besoin. Il est possible d’utiliser un peu de miel, de confiture, du fruit frais, de la compote ou encore des fruits secs (raisins, cranberries, abricots, dattes, pruneaux…).